Crise du logement, criminalité et immigration : le déni d’une certaine gauche ne résout rien

Dur de faire entendre raison à certains concernant les effets de l’immigration. Au Québec, même si la parole se libère peu à peu sur les conséquences d’une immigration trop massive, imposée par Ottawa et les associations patronales, il demeure difficile d’en discuter sereinement.

Certains soutiennent que la crise du logement n’a rien à voir avec l’immigration et mettent tout sur le dos de la spéculation immobilière. Personne n’a pourtant jamais affirmé que la crise était due uniquement à l’immigration. Mais si l’on se rappelle le principe de base de l’économie — celui de l’offre et de la demande, qu’on apprend dès le cégep —, il devient évident qu’une demande trop forte combinée à une offre insuffisante crée une rareté. Et qui dit rareté dit hausse des prix. Dans un système de libre-marché, certains savent très bien transformer une crise en opportunité.

Même le gouvernement fédéral le reconnaît aujourd’hui. Mais combien de temps a-t-il fallu avant qu’il admette que sa politique de portes grandes ouvertes avait déséquilibré le marché ? Trop, malheureusement. Et malgré cela, dès qu’on ose en parler, on se heurte à des accusations. Pour une certaine gauche radicale ou des milieux acquis au libéralisme, souligner ces faits revient à attaquer les immigrants.

Encore plus frappant : voir comment Paul St-Pierre Plamondon est caricaturé. Dans certains cercles, on le dépeint comme un suprémaciste blanc, voire comme un chef du Klan. Pourtant, qu’a-t-il fait, sinon exprimer tout haut ce que bien des Québécois pensent tout bas ?

Et qu’il y a aussi un lien entre l’immigration et certains gangs criminels. Arab Powers ne tombe pas du ciel : le nom est associé à un groupe ethnique bien précis. Alors pourquoi se voiler la face ? À une certaine époque, les communistes niaient les crimes commis en leur nom, par pure idéologie. Aujourd’hui, une gauche politiquement correcte, sombrant dans l’obscénité, persiste dans la même dissonance cognitive : refuser de voir la réalité lorsque celle-ci contredit des convictions qui ne tiennent plus face aux faits.

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