Samuel Opoku, tristement célèbre à Toronto depuis 2019 pour avoir lancé des seaux de matières fécales sur des passants, a de nouveau été arrêté — cette fois pour une agression sexuelle. L’homme de 29 ans fait maintenant face à de graves accusations après avoir suivi une femme qui descendait d’un autobus de la Toronto Transit Commission (TTC) dans le quartier Fairbank, au petit matin du 12 juin 2025.
Selon le journaliste Bryann Aguilar de CP24.com, la police de Toronto a été appelée vers 00 h 30 à l’intersection de Dufferin Street et Eglinton Avenue West, où une femme aurait été suivie puis agressée sexuellement par un homme qui l’aurait attrapée par-derrière. La victime a réussi à se libérer et à s’enfuir, mais le suspect aurait continué à la pourchasser jusqu’à l’intervention d’un passant.
Samuel Opoku a été arrêté sur place. Il est maintenant accusé d’agression sexuelle, de harcèlement criminel par filature répétée et de bris de probation. Les chefs d’accusation n’ont pas encore été testés en cour, mais la police a publié une photo de l’accusé, craignant qu’il puisse y avoir d’autres victimes. Toute personne possédant de l’information est invitée à contacter les autorités.
Un antécédent marquant : les attaques aux excréments de 2019
Le nom de Samuel Opoku ne sonne pas inconnu pour les Torontois. En novembre 2019, il avait déjà fait l’objet d’une enquête médiatisée, après une série d’agressions d’un tout autre genre — mais tout aussi troublantes.
Selon les informations rapportées à l’époque par Muriel Draaisma pour CBC News (26 novembre 2019), Opoku avait été accusé d’avoir vidé des seaux de matières fécales liquides sur cinq personnes dans trois incidents séparés. Les agressions avaient eu lieu sur des campus universitaires et dans des lieux publics très fréquentés :
- Le 22 novembre, à la bibliothèque John P. Robarts de l’Université de Toronto, une femme et un enfant avaient été aspergés alors qu’ils étaient assis à une table.
- Le 24 novembre, à la bibliothèque Scott de l’Université York, une autre attaque avait visé un homme et une femme.
- Le 25 novembre, près des rues College et McCaul, une femme avait subi le même sort tard dans la soirée.
Opoku, alors âgé de 23 ans, avait été arrêté dans le secteur de Queen Street West et Spadina Avenue. Il faisait face à cinq chefs d’accusation d’agression armée et à cinq chefs de méfait. La police avait déclaré qu’une analyse médico-légale du contenu des seaux avait été entreprise. Le maire de Toronto, John Tory, avait publiquement salué l’arrestation, qualifiant les attaques d’« inquiétantes » et espérant qu’elle contribuerait à rassurer la population étudiante.
Une récidive inquiétante
Bien qu’à première vue sans lien direct, l’agression sexuelle présumée de 2025 soulève des questions troublantes sur le suivi judiciaire et psychiatrique de l’individu. Déjà qualifié de « perturbant » par les autorités policières en 2019, Opoku semble désormais représenter une menace plus grave. Le fait qu’il ait été accusé de bris de probation laisse croire qu’il faisait l’objet de conditions judiciaires ou d’un encadrement qui n’ont pas suffi à prévenir une nouvelle infraction.
Le Toronto Police Service, dans les deux cas, a rapidement diffusé l’information au public et sollicité la collaboration des citoyens. Dans les deux événements, la crainte que d’autres victimes ne se soient pas encore manifestées demeure.
Réflexion sur un cas hors norme
Les deux séries d’accusations contre Samuel Opoku – bien que très différentes dans leur nature – illustrent un profil préoccupant. En 2019, les gestes posés étaient qualifiés d’inhabituels, voire de dérangeants, mais certains y voyaient un comportement déviant isolé. En 2025, la violence prend une forme plus classique mais encore plus alarmante, touchant directement à l’intégrité physique et psychologique d’une femme dans un lieu public.
À l’heure où les enjeux de récidive, de santé mentale, et de protection des citoyens refont régulièrement surface dans les débats publics, cette affaire rappelle que les signaux d’alerte doivent être pris au sérieux – et suivis d’actions cohérentes.
Sources :
- Bryann Aguilar, Man arrested after woman followed off TTC bus and sexually assaulted, CP24.com, 12 juin 2025.
- Muriel Draaisma, Toronto police arrest man who allegedly threw feces at 5 people, CBC News, 26 novembre 2019.



