L’EDI et l’électrification, ou l’art de gaspiller les fonds publics pour financer les amis du pouvoir

Les gouvernements sont toujours à l’affût de nouvelles opportunités pour soi-disant améliorer la société ou bien, plus concrètement, à donner des contrats aux amis. Ces dernières années, nous avons eu droit au développement de tout un secteur de ressources humaines – l’EDI – pour combattre supposément les biais inconscients, le racisme systémique. Mais une autre industrie a émergé suite à des investissements étatiques massifs : l’électrification. Comment nos gouvernements en sont venus jusque-là ?

EDI, pour équité, diversité, inclusion, est devenu un véritable repoussoir pour une bonne partie de la population. En effet, qui souhaite réellement se voir imposer des séances de rééducation idéologiques obligatoires ? Que cela soit dans la fonction publique fédérale, Hydro-Québec ou même chez Couche-Tard, tout le monde a déjà eu son moment EDI. Où on lui apprenait c’était quoi la vie.

Sauf que ces départements, qui vivent de subventions, en plus de donner des emplois inutiles à des gens qui n’en auraient pas autrement, continuent de se déployer malgré un ressac historique. Si le département est syndiqué : rien à faire, c’est déjà foutu. Lorsqu’une machine syndicale bien rodée, qui lie les mains des employeurs, est là-dedans, il sera quasi impossible de virer ce département.

Des emplois payés parfois plus de 150 000$ par année, donnés à des amis des administrations de musées nationaux, de la ville de Montréal ou de grosses sociétés d’État. Comment ne pas devenir cynique face à un tel gaspillage ? Surtout que l’on sait que l’EDI contribue en réalité à envenimer les relations en milieu de travail.

Mais ce n’est rien à comparé du gaspillage assez fascinant concernant l’électrification des transports. Puisque l’écologie était à la mode, quoique moins depuis la crise, des entreprises ont flairé la bonne affaire. Les gouvernements sont toujours prêts à donner du BS corporatif à des amis, des contributeurs des caisses électorales. Ou bien, les ministres eux-mêmes sont carrément d’anciens ou bien de futurs lobbyistes pour ces industries.

On l’a vu avec le scandale Northvolt. Des centaines de millions de dollars gaspillés, un énorme terrain acheté une fortune à un groupe d’investisseurs opaque qui ont fait le coup du siècle. Les perdants dans tout ça ? Les contribuables. Ceux qui se sont enrichis avec ça ? Les spéculateurs immobiliers, les lobbyistes.

Il y a aussi eu les autobus de Lion électrique. Pourquoi ça pourrait mal aller puisque c’est une industrie émergente ? Se disent-ils. Justement, c’est que ces industries, qu’il s’agisse de l’EDI ou de l’électrification des transports, ne répondent pas à des besoins concrets au quotidien pour les personnes concernées. Les gens veulent des voitures qui fonctionnent, pas devoir attendre une heure à une station de recharge. Et les gens ne souhaitent pas plus devoir se voir imposé des séances d’auto-flagellation obligatoires à leur travail.

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