Politique internationale : voici quelques événements à surveiller en cette nouvelle année 2026

2025 a marqué par sa brutalité et sa violence, mais aussi par la possible fin de certains conflits régionaux. On pense notamment à Gaza, mais aussi à l’Ukraine, bien que Donald Trump n’ait pas encore réussi à conclure une entente entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine. 2026 sera l’année des grandes décisions, celles qui définiront les prochaines décennies. Avec, en prime, des développements sans précédent en robotique et en intelligence artificielle, nous nous approchons rapidement d’une nouvelle décennie charnière pour l’avenir de l’humanité.

La fin de l’alarmisme climatique ?
2026 pourrait s’inscrire dans la continuité de 2025, alors que certains acteurs jadis très engagés dans la lutte climatique, notamment Bill Gates, semblent revoir leurs craintes à la baisse. Ils relativisent désormais un alarmisme climatique qui n’a pas toujours résisté à l’épreuve des faits. Gates lui-même, pourtant considéré comme le plus grand philanthrope au monde, affirme désormais que les changements climatiques ne signifieront pas la fin du monde — un contraste marqué avec son rôle passé d’éveilleur de conscience, notamment à travers ses livres consacrés aux effets du réchauffement.

La fin de la guerre au Proche-Orient ?
Il est possible que nous assistions à l’émergence d’une forme de paix froide entre Israël et ses voisins. La Syrie, dirigée par Al-Chaara, semble vouloir amorcer un dialogue avec Israël sur la question du Golan. Le Liban — du moins le gouvernement légitimement reconnu par la communauté internationale — paraît également disposé à faire certains compromis. Toutefois, le gouvernement basé à Jérusalem devra contenir la violence de colons désireux de s’installer en Cisjordanie, à Gaza, en Syrie et au Liban, au risque de provoquer de nouvelles flambées de violence.

Gaza et la difficile reconstruction
La petite enclave palestinienne, tournée vers la mer Méditerranée et encerclée par l’armée israélienne, demeure dans une situation critique, bien que meilleure qu’au plus fort de la guerre ayant opposé Israël au Hamas. Les magasins sont mieux approvisionnés. La famine n’est plus une réalité immédiate, même si l’insécurité alimentaire persiste. Les habitants ont déjà commencé à nettoyer et à reconstruire ce qui peut l’être. Reste à surveiller le Hamas et ses prochaines décisions : acceptera-t-il la seconde phase du plan de cessez-le-feu ?

Chine et Taïwan : vers la confrontation ?
La Chine multiplie les provocations dans le détroit qui la sépare de Taïwan. Toutefois, il demeure peu probable que l’armée chinoise soit prête à lancer une invasion à grande échelle d’une île surmilitarisée, située à 250 km de ses côtes, dans l’un des détroits les plus difficiles à naviguer au monde. Une guerre hybride apparaît plus plausible : campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux, opérations sous faux drapeau, piratage informatique. Taïwan, de son côté, ne reste pas passive et investit massivement dans son armement, notamment américain.

La « dame de fer » du Japon face au déclin d’un empire jadis florissant
Sanae Takaichi vit actuellement une véritable lune de miel avec la population japonaise. Cette ancienne vedette de télévision et batteuse de heavy metal affiche un taux d’approbation impressionnant de 92 %, particulièrement élevé chez les jeunes. Mais les défis sont colossaux : les salaires stagnent depuis trente ans, la population vieillit rapidement et l’immigration provoque des remous dans une société historiquement homogène. Saura-t-elle freiner le déclin du pays ?

Donald Trump, colosse aux pieds d’argile ?
Le président américain est moins populaire ces temps-ci. De nombreux Américains estiment que sa guerre commerciale avec le Canada est inutile et qu’elle cause des torts durables des deux côtés de la frontière. Les élections de mi-mandat approchent, et le nouveau maire de New York, récemment entré en fonction, Zohran Mamdani, démontre que la gauche dite radicale peut remporter des élections, dans un contexte de ressac contre le progressisme sociétal.

Ukraine et Russie : vers une cohabitation forcée ?
Les négociations piétinent entre les États-Unis, l’Europe, la Russie et l’Ukraine. Si les Ukrainiens réclament des garanties de sécurité, on sent que Washington souhaite graduellement laisser les Européens se débrouiller seuls afin de se concentrer davantage sur l’Asie. Pendant ce temps, Vladimir Poutine se réjouit de voir les anciens alliés se quereller, exposant les faiblesses structurelles, culturelles et politiques d’un Occident démocratique en déclin, fragile face aux chocs électoraux.

L’avenir du régime iranien compromis
La République islamique n’a jamais été aussi impopulaire auprès de sa population. Chaque provocation du régime pousse des citoyens à descendre dans la rue pour réclamer la démocratie. Les femmes sont de plus en plus nombreuses à sortir sans le voile, défiant ouvertement le pouvoir. Incapable de répondre à cette défiance généralisée, le gouvernement fait également preuve d’une incompétence criante dans la gestion des ressources en eau. Les lacs et sources s’assèchent, ouvrant la voie à une catastrophe environnementale majeure, avec même l’hypothèse d’une évacuation partielle de Téhéran, où l’eau devient de plus en plus rare.

La révolution technologique en marche
Si les dernières années ont été marquées par l’essor de l’intelligence artificielle générative, 2026 pourrait bien être celle des robots autonomes destinés au grand public. Il est déjà possible d’acheter — ou de louer — des robots capables d’apprendre des tâches ménagères, comme plier le linge ou ranger la vaisselle. Les résultats demeurent pour l’instant mitigés, mais au vu de l’évolution exponentielle de l’IA, ces machines pourraient nous surprendre rapidement, rendant l’humain progressivement obsolète et redéfinissant ce que nous sommes en tant qu’êtres conscients et créateurs.

2026 sera une année dangereuse, mais peut-être pleine de promesses. Rien n’est figé dans le béton. Nous pourrions un jour vivre dans une utopie technologique, à la manière de la famille Jetson, où des robots intelligents s’occupent de tout, laissant aux humains le champ libre pour la création. Ou bien basculer dans un monde dystopique de conflits régionaux, dominé par de grandes entreprises utilisant des drones dopés à l’intelligence artificielle pour détruire.
Au final, c’est à nous de décider.

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