Dans un article publié par le Winnipeg Sun et signé par l’équipe d’Inside Politics, Kevin Klein et ses collègues Lawrence Pinsky, K.C., Royce Koop et Geoff Currier sonnent l’alarme sur ce qu’ils décrivent comme l’un des enjeux les plus explosifs du pays : l’ampleur grandissante des revendications territoriales autochtones, un phénomène qui, selon eux, pourrait « déchirer le Canada ». Dès l’ouverture, Kevin Klein insiste sur le caractère urgent du débat, rappelant qu’il s’agit, selon lui, du dossier « le plus divisif au pays en ce moment ».
Comme le relate le Winnipeg Sun, Kevin Klein s’appuie d’abord sur sa propre chronique publiée au National Post ainsi que sur une poursuite récente visant carrément l’ensemble de la ville de Kamloops, un cas passé sous le radar pour la majorité des Canadiens. Un extrait présenté dans l’émission, tiré du journaliste Keith Baldrey de Global BC, montre que cette revendication, discrètement déposée il y a près de dix ans, englobe des municipalités, des stations de ski et même des propriétés privées.
Kevin Klein insiste sur le silence gouvernemental entourant ces dossiers. Il déplore qu’aucun mot n’ait été prononcé par le premier ministre Mark Carney ni par ses ministres, alors que, selon lui, les citoyens se sentent de plus en plus vulnérables.
Dans l’analyse rapportée par le Winnipeg Sun, l’avocat Lawrence Pinsky qualifie la situation de « désastre juridique et politique en devenir ». Il cite notamment la décision Cowichan rendue en août 2025, longue de 3 700 paragraphes, qui a renversé des principes établis en matière de titres fonciers. Pour Pinsky, les tribunaux statuent sur des enjeux foncièrement politiques et fabriquent du droit plutôt que d’en interpréter les règles existantes, créant selon lui une forme d’activisme judiciaire qui met en péril les droits de propriété.
Kevin Klein, toujours cité par le Winnipeg Sun, aborde ensuite le volet politique, affirmant que la peur et la culture de la censure bâillonnent les dirigeants. Il évoque les inquiétudes grandissantes des propriétaires : renouvellement hypothécaire menacé, possibilité d’être imposé à la fois par une municipalité et par une Première Nation, difficulté à savoir où s’arrête la légitimité des demandes territoriales.
Le politologue Royce Koop, présent sur le panel, juge que les gouvernements ont échoué à encadrer la situation. Comme il l’explique au Winnipeg Sun, le dossier devrait être soumis immédiatement à la Cour suprême du Canada sous forme de renvoi, plutôt que d’être laissé à l’improvisation des différentes instances politiques. Il parle de manque de courage politique.
De son côté, Geoff Currier souligne le climat d’« inquiétude et d’incertitude » qui pourrait, selon lui, paralyser le secteur immobilier et freiner les investissements. Des promoteurs quitteraient déjà certains projets, incapables d’évaluer les risques à long terme.
En conclusion, Kevin Klein, dont les propos sont rapportés par le Winnipeg Sun, adresse un appel direct au leadership national. Il affirme que la réconciliation doit être réciproque et que le pays ne peut progresser si la population est tenue dans la peur ou dans l’ignorance. Selon lui, il faut un premier ministre prêt à rassembler et à intervenir clairement. Faute de quoi, avertit-il, le Canada pourrait devenir « un pays qui n’appartient plus à personne ».



