Rebel News retrouve le lanceur de fumigènes du concert de Sean Feucht : un employé de la Défense nationale

L’affaire Sean Feucht avait déjà choqué bien des observateurs cet été : ce chanteur évangélique américain, associé au mouvement MAGA, a vu ses concerts annulés dans plusieurs villes canadiennes, jusqu’à être frappé d’une véritable mise à l’index idéologique. À Montréal, l’épisode a tourné à la dérive autoritaire lorsqu’un service religieux a été interrompu par des fumigènes lancés à l’intérieur d’une église, sous prétexte de « sécurité publique ». Ce n’est pas Feucht qui troublait l’ordre, mais bien ceux qui voulaient l’empêcher de chanter.

Or, trois mois plus tard, Rebel News apporte un éclairage saisissant sur cette attaque passée inaperçue des autorités. Dans une enquête signée Alexandra Lavoie, le média affirme avoir retrouvé le lanceur présumé de fumigènes : Gabriel Lepage, employé civil du ministère de la Défense nationale, affecté à la base de Longue-Pointe. Non seulement l’homme travaillerait au cœur d’une infrastructure stratégique de l’État, mais il entretiendrait également des liens étroits avec des réseaux Antifa. Une révélation qui soulève de graves questions : comment un individu lié à une mouvance extrémiste a-t-il pu être protégé au lieu d’être sanctionné ? Et surtout, pourquoi les Forces armées, si promptes à traquer la radicalisation de droite, semblent-elles fermer les yeux quand la menace provient de l’extrême gauche ?

Un présumé agresseur protégé par son statut au sein de la Défense

Selon l’enquête de Rebel News, Gabriel Lepage aurait lancé deux bombes fumigènes dans une église, interrompant la cérémonie et exposant les fidèles à une attaque pouvant être qualifiée à la fois de crime haineux et de méfait criminel. Malgré des images largement diffusées en ligne, Lepage n’a pas été arrêté et continue de travailler pour une institution fédérale sensible.

Interrogé par Alexandra Lavoie, il a refusé de répondre aux accusations, se contentant de ridiculiser Rebel News en déclarant : « Rebel News ne sont pas des journalistes. » Quelques instants plus tard, la journaliste et son équipe ont été agressés par des individus masqués, présentés comme des militants Antifa venus protéger Lepage.

Plus troublant encore, selon les sources de Rebel News, les supérieurs de Lepage étaient informés des vidéos de l’incident et l’auraient rencontré au sujet de l’affaire — mais sans en informer la police. Il aurait plutôt bénéficié d’un congé de deux mois, avant que l’affaire ne soit enterrée par un silence officiel.

L’infiltration d’idéologies radicales dans l’appareil de défense

Cette affaire prend une dimension nationale car elle met en lumière une contradiction : alors que l’armée et le gouvernement libéral de Mark Carney affirment surveiller de près l’« extrémisme de droite » dans les rangs, un employé du ministère de la Défense nationale, lié à une attaque violente contre des chrétiens, semble bénéficier d’une forme de protection institutionnelle.

Or, comme le rappelle Lavoie, le président américain Donald Trump a officiellement désigné Antifa comme organisation terroriste. Si cette mouvance est considérée comme une menace aux États-Unis, pourquoi le Canada tolérerait-il la présence d’individus proches de ce réseau dans ses propres installations de défense ?

Une armée obsédée par l’extrême droite

Depuis plusieurs années, les Forces armées canadiennes concentrent leurs efforts sur la traque de l’extrême droite dans leurs rangs. Comme je l’écrivais le 11 juillet 2025, les arrestations de quelques individus soupçonnés de vouloir former une milice au Québec ont été utilisées comme justification pour renforcer le filtrage idéologique et multiplier les formations obligatoires contre les « idéologies extrêmes ».

De même, le 31 juillet 2025, je rappelais que le commandant de l’armée, le lieutenant-général Mike Wright, se disait « livide » à cause de deux incidents marginaux d’extrémisme présumé, pendant que les véritables problèmes — obésité généralisée, effondrement du recrutement, désuétude de l’équipement — restaient sans réponse.

Autrement dit, les autorités militaires ont fait de l’extrême droite leur obsession, au point de détourner l’attention de la crise de préparation opérationnelle. Mais qu’en est-il des menaces venant de l’extrême gauche, ou de mouvances comme Antifa, prêtes à employer la violence contre des Canadiens en raison de leurs convictions religieuses ou politiques ?

Une question de sécurité nationale

L’affaire Lepage révèle une faille inquiétante. Non seulement un individu lié à un acte violent et à des groupes extrémistes travaillerait au sein même de la Défense nationale, mais son statut semble lui offrir une forme d’immunité. Rebel News rapporte qu’au lieu de coopérer avec la presse, la base de Longue-Pointe et le ministère de la Défense auraient organisé une réunion interne pour recommander à leurs employés de ne rien divulguer.

La question se pose donc : que se serait-il passé si la cible n’avait pas été une église chrétienne, mais une mosquée ? L’État aurait-il réagi avec la même complaisance ?

Dans une armée où l’on multiplie les séminaires sur la diversité et les campagnes contre la radicalisation de droite, le silence face à la possible infiltration d’éléments Antifa dans l’appareil de défense paraît difficilement justifiable.

Deux poids, deux mesures ?

Le cas de Gabriel Lepage illustre un double standard dangereux. Les Forces armées canadiennes se disent mobilisées contre la radicalisation de droite, mais semblent fermer les yeux lorsque des individus liés à l’extrême gauche gravitent dans leur propre écosystème institutionnel.

En se concentrant presque exclusivement sur une menace idéologique, l’armée et le MDN risquent de négliger d’autres formes de radicalisation, tout aussi réelles et potentiellement plus insidieuses. L’infiltration d’individus liés à Antifa dans l’appareil de défense nationale n’est pas seulement une question disciplinaire : c’est une menace directe à la sécurité du pays.

Rebel News promet de poursuivre son enquête. Mais d’ores et déjà, l’affaire Lepage met en lumière un malaise profond : les Forces armées canadiennes, égarées dans une dérive idéologique, semblent incapables d’appliquer les mêmes standards de vigilance face aux extrémismes, qu’ils soient de droite ou de gauche.

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